Fin de cycle…

Posted: 22nd juin 2014 by in 2014

… Bon de sortie…

La parenthèse devait durer un an. Elle prendra finalement dans deux semaines, c’est-à-dire cinq ans, un remariage, un déménagement et deux enfants plus tard. Une éternité, quoi. Je quitte enfin mon collège de banlieue pour en rejoindre un autre à deux pas d’ici, à Avon. Enfin, en attendant mieux, car cette fois-ci, j’ai pris les devants. Là, déjà en poche, le nouveau bon de sortie. Une agrégation…

Et encore moins y inscrire…

Posted: 21st juin 2014 by in 2014

… « à la veille de devenir père »…

C’était une image, une expression à l’emporte-pièce, un bout de phrase de la lettre que j’envoyai à Sophie. C’était le 21 février et j’avais tout mon temps. J’attendais le mois de mai avec impatience. Oui mais voilà, le destin est farceur, et vingt-quatre heures à peine après ce fameux message, débutait un règne de deux mois sur un royaume de tuyaux et de moniteurs. Quant à l’éternel jeu de compromission, il prenait fin. Ce serait Julie et Tiphaine…

La réponse de Sophie, elle, ne viendrait jamais. Ou en tout cas, il faudrait repasser. Moins de deux semaines après, elle enterrait son fils, tout juste né. Oui, définitivement, le destin est farceur, mais je ne suis pas sûr que tout le monde puisse apprécier à sa juste valeur la noirceur de ses desseins…

On ne devrait jamais essayer…

Posted: 21st février 2014 by in 2014

… D’écrire un mail à une personne à qui on n’a plus donné signe de vie depuis quatre ans…

(Et réciproquement). Et bien, c’est inconfortable. Et ça l’est d’autant plus si cette personne a vécu deux ans avec vous et que vous avez l’impression aujourd’hui de ne plus du tout la connaître. En fait, si vous y attachez de l’importance, ça devient presque insurmontable…

Ce soir, c’est riz-colin…

Posted: 19th février 2014 by in Quotes

… De la Suisse, naturellement…

… Autant vous dire que j’avais largement retrouvé mon poids de forme…

Les premiers jours, tu te jettes sur les laitages. Enfin, dans un ordre bien précis. D’abord, les aromatisés, puis les natures. Après, vient le tour du fromage. Puis le jambon (le cru, puis le cuit), le thon, et finalement tout le salé que tu trouves à peu près à ton goût. Rapidement, la motivation baisse, mais la faim te pousse à poursuivre méthodiquement ce bad trip gastronomique, qui te rappelle non sans émotion tes jeunes années estudiantines. À l’approche de la troisième semaine, tu dois te rendre à l’évidence : Le réfrigérateur est bien vide. Ou plutôt, les légumes qui y traînent depuis quatorze jours ont pris une couleur dont tu tireras un riche enseignement. Définitivement, le vidage de réfrigérateur par ordre de goût décroissant ne fonctionne que si on a pris soin au préalable de sélectionner méticuleusement les aliments. Ce qui devrait exclure le poireau, d’emblée…

Donc, après avoir constaté que ledit poireau, flétri et cru, a le double inconvénient d’être peu comestible tout en laissant une haleine douteuse, tu te résignes à remettre les pieds dans une grande surface, où tu auras l’infinie sagesse de te rabattre sur des valeurs sûres. Après d’interminables années d’absences, les pizzas surgelées font leur grand retour à la maison…

Et ce faisant, un rapide calcul s’impose : L’arrivée des filles étant prévue pour avril, le temps va être long, très long…

Là dessus, à un moment, il y eut la fameuse agrégation. Je ne sais plus qui a trouvé un jour cette jolie formule qui résumera assez bien la situation : « Obviously, a major malfunction. ». Là, moins d’un mois après avoir réussi à terminer le sujet de 2005, en moins d’une semaine, 52 pages et un 85/85 à la clé, plus rien. Problème de lenteur et de stratégie le premier jour, de motivation le second, et probablement le droit de revenir dans un an. Évidemment, c’est dans le moment de relâchement qui a suivi qu’est arrivé l’irréparable, sous la forme d’une série de questions que je sais pourtant devoir ne jamais me poser. Car hors de portée. Au fait, eLLioTT, comment envisages-tu la société, et que doit être l’enseignement, pour toi. Et mince…

Cinq par an…

Posted: 21st janvier 2014 by in 2014

… En fait…

Non, vraiment, je renonce à réduire une décennie de cinéma à cinq malheureux films. Nous dirons donc cinq par ans. Ni plus, ni moins…

Vous pouvez ergoter, protester, argumenter tant que vous voudrez, rien n’y fera. Ne vous en déplaise, vous aviez devant vous l’indiscutable et objectif top 5 des années 2000. Qui sera, je le concède, décliné par année, pour laisser un peu de place à quelques chefs-d’œuvre mis de côté. Et à la belle Zooey. Mais surtout, nous essaierons un jour de remettre à la place qu’elle mérite la seule comédie française digne d’intérêt de ces vingt dernières années : La Tour Montparnasse infernale. Indiscutable et objectif, je vous dis…

En attendant, replaçons nous avant le commencement de tout cela. Nous revoilà partis en 1999…

5 : Une pour toutes (Claude Lelouch, 1999).

Pour faire court : Claude Lelouch et les femmes…
En vrai : Trois actrices ratées, déçues par l’amour, décident de soulager leur grief envers la gent masculine en plumant trois millionnaires. Un des plus grands navets de Claude Lelouch, déjà pas au mieux à l’époque. Mais le pire des Lelouch vaudra toujours mieux que le meilleur [mettre le nom d'un réalisateur de votre choix ici]…

4 : Matrix (Andy et Larry Wachowski, 1999).

Pour faire court : Vous êtes dans la Matrice…
En vrai : Il faut sortir de la Matrice.
C’est loin d’être original, voir carrément copié sur l’alors récent Dark City, mais cela reste graphiquement imparable…

3 : American Beauty (Sam Mendes, 1999).

Pour faire court : À ceux qui rêvent de vivre la vie parfaite de quadragénaire américain en banlieue chic…
En vrai : Il ne faudrait jamais trop creuser derrière les apparences, ne pas y regarder de trop près…

2 : Fight Club (David Fincher, 1999).

Pour faire court : Déjà, en 1999, tu pouvais regarder les tours tomber au ralenti, en écoutant les Pixies…
En vrai : Non. Règle n°1 : On ne parle pas du Fight Club…

1 : Man on the Moon (Miloš Forman, 1999)

Pour faire court : Andrew Geoffrey Kaufman fut un grand comique. Et Miloš Forman en a fait un grand film…
En vrai : Quand il ne jouait pas ses personnages, Andy Kaufman devenait ses personnages, et lui seul détenait les clés pour faire la part entre le réel et son imagination débordante…

… C’est que je vais me sentir obligé d’appeler l’autre Hubert-Félix…

Que restera-t-il de l’âpre négociation, du rituel de passage obligé avant chaque naissance, cet interminable débat sur le choix des prénoms et les listes qui vont avec. J’ai ressorti ma tête des mauvais jours, ma tête de blasé. Ce jeu n’est même pas original, nous sommes tous les mêmes, derrière chaque prénom de la liste, il y a un nom que l’on a su apprécier, un jour. Et derrière chacun des refus, d’autres que l’on tâche d’oublier, en vain. Le top 5 du jour, les 5 prénoms que j’aurais aimé donner aux jumelles, et auxquels je renoncerai, évidemment. Par décence…

5 : Amélie
Parce qu’Amélie Poulain. Oui, parce qu’avant tout, question manque d’originalité, je suis une pointure. Et que question maturité sentimentale, ça ne vole guère plus haut. Et que voir incarné ce double défaut dans le choix des prénoms de mes propres filles ne semble même pas m’émouvoir…

4 : Tiphaine
Parce que Tiphaine Bouet. Parce que dans ma vie, toutes les Amélie Poulain que j’ai pu connaître s’appelaient Tiphaine. Et que parmi elles, il y aura toujours dans un coin de ma mémoire cette étudiante énigmatique que je ne parvenais pas à cerner et qui me fascinait tant…

3 : Audrey
Parce qu’Audrey Tavernier. Voilà. Le moment où je percute que je ne choisis mes prénoms qu’en dehors de toute considération esthétique et profonde symbolique, mais bien exclusivement en m’inspirant de personnes physiques que j’ai réellement connues et à l’image de ce je que souhaite que mes filles deviennent. C’est à ce genre de moments de rare lucidité que je dois d’avoir pris la sage décision de ne pas trop m’imposer dans le processus de sélection desdits prénoms…

2 : Aurélie
Parce qu’Aurélie Babin. Et car à de rares exceptions près, toutes les filles de ma génération, et donc toutes les filles que j’ai pu aimer, un jour, s’appellent quelque part Aurélie…

1 : Adèle
Parce qu’Adèle Hugo. Car quitte à finir ses jours internés, alternant entre folie et dépression, autant que ce soit pour la plus belle des raisons qui soient…

Il ne restait que 30 jours…

Posted: 2nd janvier 2014 by in 2014

… À tenir…

Après quatre mois passés la tête baissée, plongée dans des livres. Enfermé dans une cave à peine chauffée, les mathématiques comme excuse, pour enfin retrouver cette sensation unique, la solitude ou l’illusion ultime de la liberté. Et avec elle, les portes de la mélancolie. Aurélie, toujours. En bonus, j’ai même réussi à esquiver les fêtes, et le souvenir encore trop présent de 2009. Mais dans un mois, fin de la trêve, retour à la réalité et au monde sociable. Je me rendrai enfin compte que la nouvelle année a bien commencé et qu’il ne reste que trois mois avant l’arrivée des jumeaux…

Pire, entre deux rédactions de copies, j’ai tout recalculé. Le but ultime de ce concours, c’était quand même de fuir Melun et d’essayer de retourner en lycée. Erreur. Même si l’issue s’avère positive, sauf petit miracle, il y aura bien une sixième interminable année dans mon collège de banlieue. Et il faudra l’agrégation pour que cette sixième année soit enfin la dernière. C’était sûrement le cadet de ses soucis de Sophie à l’époque, et des miens au passage, il n’empêche, sans le savoir, elle m’enterrait en Z.E.P. pour une durée qui s’avère aujourd’hui être encore indéterminée…

Je ne lui en tiendrai évidemment jamais rigueur, mes pensées ayant tendance à se focaliser sur le génie Savoyard qui se réveilla un beau matin avec cette formidable idée : « Tiens, ça fait un bout de temps que je suis célibataire, cette fille vit à 450km de son copain, elle vient d’apprendre qu’elle a un cancer et est complètement perdue. Il y a peut-être à coup à tenter. ». Rancœur tenace, raccourci un rien baisé et cynique, me direz-vous. Et bien peut-être pas tant que ça, je plaide encore avoir eu à composer avec le dernier des connards…

Quatre ans plus tard, je n’ai jamais remis les pieds à Chambéry, l’Auvergne n’est désormais plus qu’un rêve pour une fin de carrière, et depuis trois ans, je ne suis pas passé par Bordeaux. Hors les cours, la vie Bellifontaine est certes des plus agréables, j’aime ma femme et elle me le rend bien, mais encore une fois, tant de stabilité ne peut que m’effrayer…

Alors voilà, je fais par réseau social interposé dans le vœux laconique. « 2013 se termine, l’Auvergne n’est toujours pas libre et le parlement de Bruxelles tient toujours debout. Je nous souhaite donc, à tous, une bien meilleure année 2014… ». Je me garderai bien, cette année encore, de tenter tout pronostic. Parce qu’une fois de plus, on en reviendrait à 2009 et à cette certitude d’alors. 2010 se terminerait forcément seul. Trois semaines plus tard, je rencontrais celle qui allait devenir ma femme…

Dernière concession au conformisme du moment, je vous souhaite aussi sur ce blog tout ce qu’on peut espérer de mieux pour cette année 2014. Et comme je ne puis l’écrire ailleurs, particulièrement à toi, Aurélie…

Idée à la con…

Posted: 2nd octobre 2013 by in 2013

… Énième…

C’est un truc qui me trotte dans la tête, depuis quelques temps. Une vague idée, et une idée stupide, qui plus est, si on se pose cinq secondes pour y réfléchir sérieusement. Mais bon, on ne se refait pas. Le problème est simple. Qui est-elle, aujourd’hui ? Question à la réponse a priori inaccessible, mais que je ne peux m’empêcher de me poser, assez régulièrement finalement. Et si un jour, je tentais d’y répondre…

Huit siestes plus tard…

Posted: 27th septembre 2013 by in 2013

… Et deux samedis d’épreuves blanches…

C’était inévitable, ils ont réclamé leurs cartes. Et j’ai un ordre d’idée du montant qui les motive. 500 euros net supplémentaires par mois en cas de non-réduction du temps de travail. Sans rien changer à la fonction. C’est à des années lumières de mon niveau d’entendement. Déjà qu’à la base, sur le plan sociétal, j’ai tendance à pas capter des masse le comment du pourquoi, là, et dès qu’il est question d’argent, il n’y a juste plus personne. Non, vraiment, il vaut mieux que je reste focalisé sur des trucs plus accessibles. Sur les maths…

D’autant plus que la motivation est là. J’ai rapidement compris qu’à défaut d’être aisée, l’affaire restait jouable. Que si les lacunes accumulées au fil des ans ne se combleraient pas en quelques heures, d’autres présents n’entravaient guère plus les démonstrations imbitables qui nous sont régulièrement servies. Un mardi après le traditionnel somme, un groupe d’anciens m’a proposé de les rejoindre dans leur groupe de travail, pour en remettre une couche, les samedis « libres ». J’ai sauté sur l’occasion. Amusant, la première chose qu’ils m’ont demandé quand je suis arrivé le samedi d’après, ce fut : « À ce qu’il paraît, c’est toi notre major de C.A.P.E.S. ? ». Je ne sais pas pourquoi et comment l’information leur est parvenue. Et eux n’ont pas tous les détails, moins reluisants, de l’obtention de ce fameux concours. Mais au moins, ce ne sera pas un jeu de dupe. Ils apporteront l’expérience, moi un peu d’intuition. On devrait s’entendre…