Alors on attend la fin du monde…
Une semaine après, l’heure du bilan approche. Etait-ce Aurélie B. ? J’en doute. Et pourtant, le cataclysme fut énorme. Sept jours et autant de nuits à broyer du noir, ne pas dormir. Rester assis sur une chaise, allongé dans un lit, contempler le vide en écoutant de la musique. Vaste programme…
Que voulez-vous. La boîte de Pandore fut réouverte, et j’ai sombré. Je fus réduit à néant. À ma grande stupeur, découvrir que dix ans après, rien, strictement rien n’a bougé d’un pouce, d’un iota. La vie avant Aurélie fut anecdotique. La vie après Aurélie, on n’a fait que semblant de la vivre. Alors, on a rêvé d’elle, un peu, et pensé à elle, beaucoup. Tout le reste, du vent…
Et si l’on ne vécut ni avant ni après, il ne reste que la vie de la période Aurélie. Mais cette vie là, on ne l’a jamais vécue qu’en rêve. Je n’existe pas. Je n’ai jamais existé…